On en parle

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Le chant envoûtant des clarines

La Tarentaise Hebdo

19 mars 2020

Granier – Coup de cœur

Un roman en hommage à Granier
Après avoir entraîné ses lecteurs sur les pistes aventureuses d’un héros entre mystères et tourments amoureux, en France puis en Russie, Stéphen Lamouille a choisi Granier pour dérouler le scenario de son quatrième roman « Le chant envoutant des clarines ». À travers une intrigue pimentée de suspense, l’auteur rend hommage à ce village où il lancera son ouvrage le samedi 11 avril.

« Avec ce roman mon intention est de faire vivre au lecteur la vie pastorale de ce village que j’ai aimé et adopté dès que je l’ai découvert en 1984 » avoue Stéphen Lamouille, un lyonnais dont les parents étaient originaires de Haute-Savoie. Un retour aux sources pour l’auteur qui avait retrouvé dans ce village l’ambiance pastorale de son enfance.

Que le lecteur ne cherche pas à établir un parallèle entre l’auteur, les habitants de Granier et les personnages, même si inconsciemment l’on peut être influencé par ses propres expériences.

« Le chant envoûtant des clarines » est un roman de fiction invitant au dépaysement. Julien, le héros, créé de toutes pièces, revient à Granier après vingt-cinq ans d’absence. Imposé par des obsèques, ce retour « lui permet de renouer avec les plaisirs de son enfance… mais le plonge aussi dans les méandres d’un passé lié à ses vieux démons dont il va découvrir des facettes pour le moins inattendues » peut-on lire sur la quatrième de couverture du roman que les Granierains seront les premiers à découvrir.

Un héritage du passé à porter

Le héros va être confronté au passé, un thème conducteur en lien avec deux femmes qu’il retrouve. Julien va se révéler à travers ses ancêtres dont l’histoire remonte à l’époque où la Savoie faisait partie du royaume de Sardaigne.

Un second thème interpelle le lecteur : la fuite, elle-même imbriquées à son passé. En effet, le héros avait fui Granier une première fois, puis de retour dans le village il décide de ne plus retourner chez lui auprès de sa femme. Une seconde fuite surprenante ? En fait, Julien est rongé par un malaise latent : des malaises hérités de sa famille l’empêchent d’avancer, de trouver le bonheur.

« On vient au monde dans tel endroit, tel milieu, selon certaines circonstances : ce n’est pas un hasard » affirme Stéphen Lamouille. Plus encore « on a un héritage plus ou moins lourd à porter, des choses à régler : on a tous une mission et j’y crois beaucoup ». Ainsi dans le roman, les personnages ne sont pas maîtres de leur passé.

Attiré par le chant… des sirènes

Très sensible, Stéphen Lamouille observe et s’imprègne de ce qui l’entoure. Au cours de sa carrière de commercial au niveau national et international, il a eu l’opportunité d’analyser la nature humaine, d’en apprécier les richesses et les complexités.

Sa vocation d’écrivain a trouvé un épanouissement à 41 ans, et les villes qu’il traversait pour des raisons professionnelles seront les décors de ses premiers romans. Dans « Le chant envoûtant des Clarines », un seul personnage, Baptiste, est directement inspiré d’une personne, son cousin Claude qui lui a appris à connaître l’histoire de Granier. Les autres personnages sont nés d’un amalgame de gens, ceux du village et d’ailleurs.

Quant au titre, il s’est imposé d’emblée à l’auteur : « on crée des personnages, qui vous entraînent, et parfois il arrive que l’on soit séduit par l’un d’eux. L’écriture change, ainsi que le titre : ce qui n’est pas le cas ici ». Le titre est lui-même porteur de mystère : derrière ce chant envoûtant des clarines, évocateur à priori de la douceur de la vie pastorale symbolisé par les clarines, il faut chercher ce qui attire irrémédiablement le héros, son passé. Le chant évoque celui des sirènes, envoûtant et parfois mortel, attirant comme les marins, Julien dans les abysses de l’inconnu.

Une suite à ce roman ?

« Le chant envoûtant des clarines » a été terminé voilà quatre ans, puis le travail de relecture et de peaufinage a suivi. « L’écriture n’est qu’une partie de l’iceberg ». Pour cette longue et minutieuse étape, Catherine, épouse de Stéphen, a été la conseillère de premier plan, sa « directrice littéraire ». Issue de la famille Ducognon de Granier, c’est elle également qui a fait découvrir et aimer le village à celui qu’elle épousa par la suite.

Un autre roman est déjà en route, avec pour toile de fond les vignobles du Beaujolais. « J’ai résidé une trentaine d’années sur ce terroir où j’ai pu observer les gens, apprécier leur culture ». Stéphen Lamouille a d’autre projets littéraires, mais ceux qui ont pris connaissance du roman affirment que l’histoire mériterait une suite. « Peut-être : je ne me force jamais, mais j’ai déjà quelques idées… ! ».

FICHE D’IDENTITÉ

Stéphen Lamouille, 63 ans, retraité.

Passionné d’écriture dès son enfance, idéaliste et doté d’une imagination débordante : poèmes, début d’un roman à 18 ans.

Etudes : Université de technologie de Lyon.

Carrière de commercial en France et dans les pays de l’Est.

Ecriture :
- Carnet de voyage.
- Chute libre : Roman, 2002, éditions La Bartavelle puis Kometa.
- Histoire de Granier : Ecriture en partenariat avec l’école de Granier, 2014.
- Le chant envoûtant des clarines : dédicace le samedi 11 avril à l’auberge de Granier, dès 14h00.

Anna PERRICHON

De Lyon à Granier Double trouble Chute libre